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L’objectif du blog «Audace à l’Africaine »

J’ai voulu créer ce blog avant tout pour partager mon aventure à travers mes projets.

Projet au sens large : initiative sociale, familiale ou commerciale.

Des projets j’en ai et des tas. Sauf qu’en général, comme la plupart d’entre vous aspirant à réaliser ses rêves, ils restent dans ma tête et ne voient jamais jour.

Sauf que, j’ai enfin dit stop et je suis sortie  » du placard« . Oui en effet, j’ai fait mon coming out pour me lancer dans mes projets. Mais, mes cher(es) lectrices et lecteurs, travailler sur un projet est un combat quotidien.

Sur ce blog on va se serrer les coudes à travers des sujets qui ont pour but d’être informant, éducatifs, inspirant, divertissant et souvent orientés envers la gente féminine car comme le chante si bien Beyoncé « who run the 🌍 ! girls ».

De manière plus spécifique, plusieurs thématiques vont traiter : du développement de projets, d’outils utiles lorsqu’on se lance dans un projet et de la mise en lumière de certains projets.

« En parcourant ce blog , j’espère que tu vas t’y reconnaître; que tu seras inspiré et surtout que tu auras un nouvel élan pour mettre dans les faits ce rêve que tu n’oses pas concrétiser ou ce projet que tu as mis de côté depuis bien trop longtemps🤓« .

Alors donnons nous les outils pour réaliser nos rêves.

Le retour en Afrique, est-il possible?

Part1 : Histoire de Nathalie.

Instagram profile: Jolitropisme

Nathalie est une jeune maman de deux enfants. Avec son mari, ils ont décidé en septembre 2014 de quitter la Belgique pour retourner au Rwanda.

  • Sur un coup de tête ?
  • Non pas vraiment, répond-t-elle dans un live avec panafricanStories (Instagram profile).
  • J’ai eu un ralle-bol dans mon travail et socialement en général. Je voulais voir ce que mon mari et moi, nous pourrions devenir sans les personnes autour qui te conditionnent volontairement ou involontairement.

Après un premier voyage d’essai, ils ont décidé, une fois en Belgique, de vendre tout ce qu’ils avaient et de rassembler un capital qui leur permettrait de survivre les premiers mois et de mettre sur pied leur projet, au pays des milles collines.

Fonder un restaurant ! Aujourd’hui, le restaurant Poivrenoir jouit d’une réputation confortable dans la capital de Kigali. Mais cela n’a pas toujours été le cas.

Après presque 6 ans au Rwanda, Nathalie revient sur cette aventure. Aventure parsemée de bonnes surprises, de difficultés, mais surtout de créativité et d’audace.

Première bouffée d’air frais, la senteur de la terre mouillée si particulière au Rwanda la submerge d’émotions. Un petit temps pour réaliser qu’ils avaient laissé derrière eux, tout ce qu’ils avaient. Voilà, Nathalie et son mari projeté dans leur nouvelle vie.

Première étape est de commencer à faire les démarches pour créer leur société car il n’y a pas de temps à perdre. Leur économies ne dureront pas éternellement.

La création d’une société

Première bonne surprise, le Rwanda est un pays qui permet la création d’entreprise de manière simplifié en ligne. De plus, en cas de doute sur la procédure à suivre, la RDB, organisme d’accompagnement pour les entrepreneurs et agence de tourisme aide les entrepreneurs à avoir la bonne information. L’idée est de faciliter administrativement la construction d’une entreprise.

« Si vous êtes un entrepreneur qui veut se lancer au Rwanda, le secteur de l’agriculture est favorisé, surtout en ce qui concerne les fermes bio. Le tourisme est en plein boom. Le secteur de l’informatique et développement de la technologie est aussi privilégiée », rajoute-t-elle.

Au menu du restaurant « poivrenoirkigali »

Les difficultés rencontrées

Au départ, il a fallu vivre dans le restaurant car ils ne pouvaient pas se payer un salaire à leur début. En tant que chefs d’entreprises, il faut toujours privilégier son employé avant de penser à soi. Ils ont finalement pu déménager après 15 mois et au bout de 3 ans dans le business, ils ont pu se verser un salaire.

Difficultés à s’adapter

Au niveau de la gestion de leur restaurant, il ont également dû apprendre sur le tas. Mais avec de la volonté, ils ont gagné de l’expérience par essai erreur. Nathalie raconte, comment son mari étudiait les recettes et elle et quelques amis testaient. Au départ, le menu était minimaliste, mais avec le temps, ils ont élaboré un menu plus varié.

Ils se sont également heurtés à au management de leurs employés. En effet, la manière de travailler en Afrique est différente. On peut, par exemple, exiger que le rythme de travail soit plus soutenu. En réalité, c’est à nous, personnes venues de l’étrangers, de nous adapter et appréhender les choses autrement, explique Nathalie

Au final, même si la tâche n’est pas exécutée exactement comme nous on le voudrait, selon les codes des pays occidentaux dans lesquelles on vient, l’important est que votre affaire tourne.

Avoir des attentes surréalistes

Selon Nathalie, la plus grande difficulté est liée à cette tendance qu’on les personnes venues de l’étrangers à penser que se sont elles qui doivent mener la cadence. Alors qu’au fond, l’important est de se faire accepter dans cette société qui n’est plus vraiment la leur. En effet, vivre en Europe pendant longtemps change énormément une personne. Au final, on a plus les mêmes repères que les personnes vivants dans le pays d’origine. Il faut donc rester humble, observer et lire les expériences des personnes venues auparavant pour connaître la vrai réalité et ne pas avoir des attentes surréalistes. Il ne faut, par exemple, pas croire que ton affaire aura du succès dans l’immédiat.

De plus, il faut être conscient que, selon le secteur d’activité choisie, les difficultés sont différentes. Mais, il est toujours possible de demander conseil aux personnes qui sont sur place, prêtes à donner la bonne information, à l’instar de Nathalie.

L’investissement

Pour financer son business, le mieux est d’utiliser la love money, les tontines ou les crowdfundingplatforms. En effet, les taux d’emprunts auprès des banques au Rwanda sont trop élevés, jusqu’à 18%. De plus, il est difficiles,voir impossible si on n’a pas un capital conséquent ou des biens sur place, d’obtenir la confiance auprès des emprunteurs.

Cependant pour certains secteurs, comme l’agriculture, que le pays veut favoriser, des organismes, gouvernementaux et non gouvernementaux, peuvent financer votre projet.

Des concours d’entrepreneur sont également organisés dans lesquels les vainqueurs se voient proposés un accompagnement tant financiers, qu’une expertise pour accomplir leur projet (exemple : concours d’entrepreneur MasterCard)

Le coût de la vie à Kigali

La capitale rwandaise est réputée pour être chère. Ce n’est pas totalement faux. Dans certains quartiers, comme Nyarutarama, le prix des loyés est tres cher. Cependant, étant donné que toute la ville est sécurisée, il est toujours possible de trouver un logement moins cher selon le quartier.

De même pour la nourriture, il y en a pour toutes les bourses. Il est vrai que si on fait ses courses dans les supermarchés, les prix risques d’être exorbitants surtout pour les produits importés. Mais, si on consomme localement, il est possible d’acheter, avec 30 euros, des courses pour toute une semaine.

Se soigner

Pour se soigner, le centre hospitalier universitaire de Kigali, hôpital king faisal sont les les hôpitaux connus du grand public.

Mais, les personnes venues de l’étranger préfèrent cliniques privés car elles ont une expertise spécialisée et pointue dans certains domaines: dentisterie, dermatologie. Et elles font aisément leur réputation par le bouche à oreille

Pour les maladies plus graves, grâce à une assurance, il est toujours possible de se faire évacuer pour être soigner dans les pays proches du Rwanda et avec un meilleur système de santé, comme le Kenya.

La conclusion

Au final, les obstacles sont nombreux, mais elles ne sont pas insurmontables, car l’aventure est belle. Elle ne regrette en rien son choix. En tant qu’entrepreneurs, elle et son mari, ont su surpasser les limites grâce à une résilience sans faille, à une soif d’apprendre et de s’améliorer. Surtout, ils ont cru que c’était possible.

Elle ajoute, enfin, que le retour est possible même si vous ne cherchez pas à entreprendre, comme nous. Vous pouvez très bien vivre au pays en tant qu’expatrié, en travaillant dans le secteur de l’enseignement, de la telecom et de l’administration public.

Si vous aussi, vous envisagez un retour au Rwanda, comme Nathalie, ou ailleurs en Afrique, le chemin sera long et les difficultés ne manqueront pas. C’est votre résilience à vivre votre rêve africain qui fera la différence.

Alors osez.

Cet article est basé sur le témoignage de Nathalie

Les 5 comportements à adopter en tant qu’entrepreneur débutant

Se lancer dans le blogging sans aucune expérience préalable. Je l’ai fait parce que j’avais soif d’initiative, soif de me lancer dans un projet qui me passionne : écrire et promouvoir le talent africain.

Je vous partage aujourd’hui les leçons que j’ai apprises qui vous aideront à réaliser votre projet.

1. La persévérance

La persévérance doit être le maître mot durant votre parcours entrepreneurial.

Les résultats sont dures à obtenir lorsqu’on se lance dans un projet. C’est encore plus dure, voir impossible, lorsqu’on manque de persévérance. Les origines de la baisse de motivation et de l’irrégularité sont multiples :

Le projet en lui même ne vous passionne pas assez pour que vous y consacriez du temps?

Si le projet ne vous intéresse pas au fond, il est normal que vous abandonniez. Dans ce cas, prenez le temps de vous réorienter. Il est jamais trop tard pour vous intéresser à de nouvelles idées.

La peur d’échouer?

Il est normal d’avoir ce sentiment durant votre parcours. Et l’échec est inévitable. Mais il est sain d’échouer pour un entrepreneur. C’est le fondateur d’Alibaba lui même qui le prône. Il faut échouer afin d’apprendre, dit Jack Ma à la jeunesse africaine dans ce lien youtube. https://youtu.be/-2922rYZSMg. Vidéo à visionner pour mieux comprendre l’utilité du processus essai-erreur, nécessaire afin d’améliorer votre projet.

2. La gestion du temps

Même avec une persévérance et une motivation sans faille, il se peut qu’on ne puisse pas trouver le temps pour travailler sur son projet, souvent car on a d’autres activités professionnelles/familiales à remplir.

Dans ce cas, des bouquins existent pouvant vous aider à gérer votre temps, à prioritiser, à éviter la procrastination pour un meilleur rendement dans la réalisation de votre projet. Dans mon cas, je me suis procurée des livres qui m’ont permis d’organiser mon temps de manière optimale

Le livre ci-après m’a particulièrement aidé car il décrit des solutions courtes et donnent des exemples concrets pour résoudre des lacunes liées au « time Management ».

3. Continuer à se former.

Lorsque vous avez démarré votre projet, c’est que vous êtes déjà dans la bonne démarche. Mais, vous savez également que tout reste à faire. Beaucoup de points doivent encore être améliorés si vous espérez que votre projet aboutisse un jour à quelque chose de rentable. Il ne faut donc pas hésiter à investir dans des formations dans lesquels vous allez acquérir de nouvelles compétences.

Certaines étapes dans votre parcours demandent une expertise plus pousser que celle que vous possédez. La recherche d’informations peut nous apporter de nouvelles connaissances.

L’avantage de notre monde hyper connecté est qu’on a accès l’information facilement : YouTube; site internet; média.

Cependant à avoir trop d’information, on est parfois noyé et on ne sait plus où donner de la tête. De plus, le fait d’avoir lu ou vu l’information ne garantie pas que vous avez désormais l’expertise nécessaire pour apporter une plus value supplémentaire à votre projet.

N’ayez donc pas peur d’investir parfois dans des formations payantes qui sont plus structurées qui permettent un suivi de votre évolution et une certification dans un domaine.

Si vous hésitez à investir votre argent dans une formation, souvenez-vous de la dernière fois que vous avez acheté un téléphone, une chaussure, une montre hors de prix pour votre unique plaisir. Demandez-vous pourquoi vous ne mettrez pas cet argent dans une chose qui vous apportera une plus value quantifiable dans vos projets.

C’est le moment, c’est l’instant d’en profiter durant cette crise où vous avez le temps disponible. Selon votre domaine, des experts vous proposent des contenus intéressants de formations. Faites votre recherche sur les personnes/les plateformes qui donnent des formations dans votre domaine. Comparez les avis sur les formations proposées pour choisir la formation qui vous donnera les meilleurs résultats. Ensuite lancez vous.

Oliver Roland
Fondateur du site: blogueur pro. Il propose des formations pour devenir un bloggeur professionnel

Exemple :pour développer un blog, vous pouvez suivre une formation donnée par Olivier Roland. Ce dernier propose une formation complète sur comment devenir un blogueur pro. Si vous aussi vous êtes intéressé, n’hésitez pas à aller regarder ce qu’il fait en matière de formation.

4. Apprendre à avancer seul ou à plusieurs

Encore sur le témoignage de Jack Ma, le fondateur d’Alibaba. Il dit que si personne ne croit en ton projet, il faut apprendre à avancer seul. Tu diras à ta main gauche de réconforter ta main droite car il n’y aura personne d’autre. Il ajoute également que l’aide viendra souvent en dehors de votre cercle de proches.

De fait , le monde d’entrepreneurs compte des communautés de gens, selon le domaine, qui s’entraident, se soutiennent et échangent des idées sur leurs projets respectives. Donc, parfois, tu trouveras le soutien dont tu as tant besoin parmi des étrangers. Toute aide est la bienvenue et il faut souvent aller la chercher avec tous les risques de refoulement qui existent.

Dans mon cas, en matière de blogging, j’ai appris à travers la formation d’Olivier Roland qu’une communauté de blogueurs pro existent et qu’il y a une réelle entraide entre les blogueurs. Il me tarde d’en faire partie.

De la même manière, il ne faut surtout pas hésiter à contacter des personnes qui ont plus d’expérience dans le domaine qui peuvent être des mentors pour vous ou de potentiels investisseurs. Tu essuieras encore beaucoup de refus, mais tu seras parfois agréablement surpris par les réactions.

J’ai par exemple demander conseille à une blogueuse qui a un blog sur les cheveux Afro. Son blog Cheveuxafroculture est structuré et jolie visuellement. Je lui ai demandé conseille. Surprise de constater qu’elle était prête à m’apporter toute l’aide possible pour qu’à mon tour, je développe mieux mon blog.

Suivre des personnalités influentes qui ont ou ont eu le même objectif que vous sur les réseaux vous permettra également de garder la motivation et même de récolter des informations utiles pour votre développement personnel et professionnel à travers leur contenu.

Un exemple parmi d’autres, d’une personnalité inspirante et engagée que je suis et qui me donne de la force, est la charmante Scheena Donia. Elle poste un contenu motivant et engagé. Elle n’hésite pas à organiser des lives avec des personnalités tout aussi inspirantes, comme Adama Paris, fondatrice de Dakar Fashion Week, pour partager leur expérience d’entrepreneur.

5. La curiosité, moteur pour avancer.

Tous ces conseils ne sont rien sans une chose primordiale: la curiosité.

La curiosité, vous poussera à vouloir en apprendre plus. La curiosité vous permet de rester éveiller, de ne pas vous décourager. La curiosité vous mènera là où vous ne pensiez pas arriver. Elle vous permettra d’ouvrir des portes insoupçonnées.

Au fond la curiosité est la soeur siamoise de l’audace. Les deux marchent ensemble. L’audace sans curiosité est comme un capitaine mène sa barque sans sa boussole, en quelque sorte.

Alors osez.

Entrepreneurs et Consommateurs solidaires

Lorsque je tombe sur une page ou un site qui propose des produits africains, je suis carrément hypnotisée. Je scrute la page ou le site avec engouement et passion et forcément, je veux connaître qui est derrière ces créations. En effet, cela me montre que certains d’entre nous ont pu mettre sur pied un projet viable et m’encourage à persévérer dans les miens.

Mais souvent je me retrouve ensuite dubitative. Même si j’admire les entrepreneurs à l’origine du projet, je ne consomme pas leurs produits. Alors que pour les marques occidentales bien connues, je me pose pas de question de si je vais acheter ou pas car la décision d’acheter est déjà prise avant même que je consulte le site.

Je me suis alors posée la question de pourquoi je ne consomme pas des articles africains (vêtements/accessoires)?

Plusieurs réponses me sont venues à l’esprit lorsque je me suis intéressée à différentes marques de vêtements.

1.Manque de visibilité dans les médias

Nous sommes habitués à consommer des produits qui ont de la visibilité et des marques qui ont de gros moyens de promotions. Les marques africaines sont souvent moins visibles dans les médias/journaux. Heureusement avec les réseaux sociaux, certaines marques arrivent à capter un nombre important de followers qui sont également de potentiels consommateurs. C’ est le cas notamment de Afrikrea, présente sur les réseaux sociaux et propose des produits originaux d’autres créateurs africains. Il est possible ainsi de cliquer en dessous d’une photo pour directement accéder au site de la marque qui nous intéresse. Afrikrea a également un site : https://www.afrikrea.com/, sur lequel il est possible de consulter et d’acheter des centaines d’articles avec des tissues et des motifs africains.

2. Prix non démocratiques

La plupart des sites avec des articles africains proposent des prix qui commencent par 30 € et plus. Le prix est justifié. Je le conçois bien car ce sont des créations et non des vêtements d’usines. Ajouter à cela les frais d’exportation, les taxes etc.

Ceci dit, je fais partie de cette nouvelle génération de jeunes africains (citoyens du continent ou issue de la diaspora) qui ont un pouvoir d’achat, qui est également conscientisée et désireuse de participer au développements de l’Afrique et des africains car elle ne supporte plus de constater sans rien faire le déclin de l’Afrique. Il m’arrive de temps en temps d’acheter ces articles aux prix non démocratiques. Mais mon acte revient à du militantisme. Militantisme que je ne peux appliquer à chaque fois que je veux acheter une chose car au fond il s’agit surtout de se faire plaisir avant de participer à la promotion d’un vendeur. Et souvent, le problème quand on achète ainsi, on est pas convaincu de la valeur de la marque et on ne devient jamais un client régulier, alors qu’il s’agit de participer à l’économie de manière durable et profitable.

3. Être Convaincu par une marque

Un client convaincu par une marque est un client régulier qui, en plus, sera plus sensible à la promotion car le cerveau ayant enregistré une bonne expérience avec cette marque, sera plus réceptif à la visibilité de la marque.

Autre avantage : pour un client convaincu il n y a qu’un pas pour passer de consommateur à investisseur. Et ce n’est pas moi qui le dit. Les spécialistes dans l’investissement recommandent de commencer à investir dans les entreprises dans lesquelles la famille et les amis aiment consommer.En effet, c’est un bon indicateur d’une entreprise qui va rapporter sur le long terme car il y’a une demande et des consommateurs convaincus. Il s’agit donc d’un win/win: entreprise convaincante =clients satisfaits.

4. Articles pour tout types d’exigences

Comme nous avons pu le constater, le prix n’est pas un critère très avantageux. Je me tourne vers d’autres éléments qui peuvent me convaincre d’être une consommatrice régulière.

Il s’agit tout d’abord de proposer des articles qui correspondent à tous les degrés d’exigences. Si dans les marques africaines, on retrouve souvent des articles wax, standards. A savoir, qu’ils sont colorés, souvent avec des formes typiquement africaines (ce qu’on aime), notre génération souvent culturellement mixée veut pouvoir porter des habits africains mais qui proposent un large éventail de formes et de couleurs qui peuvent même parfois s’inspirer de la mode occidental, tout en gardant un coté africain. Pour ma part, j’aime les formes épurées, droites et je veux porter des vêtements africains sans tout le temps avoir l’air d’un arc-en-ciel. Il est vrai que porter de la couleur fait parti de notre identité africaine mais elle ne doit pas nous y enfermer. D’autres horizons inexplorés nous attendent. Autrement dit, il nous faut des produits standards/traditionnels, mais également des produits moins standards : de luxe/pour le travail. Mais aussi pour tous les goûts(le sexy/ l’épuré/l’élégant)

Moshions
Tenue de travail
Moshions
élégance
Haute couture

5. Idéologie derrière la marque.

Après avoir été convaincu qu’en achetant le produit, on se fait plaisir. Afin d’éradiquer tout doute restant, il est toujours bien de consulter la rubrique “about us/about the company ”. Ainsi, vous connaîtrez la raison d’être d’une marque. Si vous êtes comme, moi fan de belles histoires parlant de jeunes entrepreneurs qui collaborent avec des coopératives locaux pour fabriquer leurs articles. Alors une raison noble, en raccord avec vos valeurs, vous convaincra d’acheter. Seul problème est que certains sites ne développent pas de manière élaborée la raison d’être de la marque. Ainsi, même si la marque propose des articles intéressants, si vous vous revendiquez être consommateur responsable et conscientisé, vous déchantez et vous vous désintéresserez de la marque.

Description d’une marque

En effet, les articles sur la raison de la marque sont parfois brefs et ne racontent rien sur la marque. De plus dans les différentes promotions qui sont faites par les marques, on ne retrouvent pas l’idéologie de la marque : derrière une image, au moyen d’un slogan, un texte descriptif de la photo de promotion. Cela réduit toute chance de capter l’intention du client potentiel de manière durable au milieu des milliers d’information que les personnes connectées voient ou écoutent tous les jours.

Ainsi si je suis convaincue, j’achète la marque. Mais il ne s’agit pas de s’arrêter en si bon chemin, il est également nécessaire de participer à la promotion et de montrer de la solidarité aux entrepreneurs. De cultiver cette culture d’entraide afin de booster la développement de nos entrepreneurs, nos créateurs et de consommer des articles choisis de manière responsable. Consommer responsable, c’est aussi privilégier des entreprises qui placent au centre l’humain et non le profit uniquement. En s’informant un peu, on est capable de tracer les entreprises qui se battent pour promouvoir le savoir faire des locaux à travers leurs projets, et en cela qui participent à l’amélioration de la qualité de vie des africains. C’est une idéologie de consommation qui est souvent négligé car elle demande une réflexion absente dans nos sociétés modernes. Il faut le rappeler et chacun d’entre nous est capable à son échelle d’apporter une pierre à l’edifice d’une entreprise panafricaine à travers ses réseaux, le bouche à oreille, l’achat d’un produit et l’investissement. Mais il faut être convaincu.

Alors osez être convaincu par les entreprises panafricaines.